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lundi 7 octobre 2024

Le triangle sur la penne de l'ULB

Aujourd'hui, un triangle contenant les initiales de l'Université libre de Bruxelles figure sur le calot de notre penne. Il est brodé dans la couleur du cercle facultaire auquel on appartient. Mais... il n'a pas "toujours été là".

Et, contrairement à ce qu'on pourrait imaginer, la couleur de ce triangle et ses initiales n'ont pas non plus été arrêtées lors de la codification de la penne et du béret en 1926. Cette année-là, l'Association générale des étudiants fixe certes le port du blason et du ruban facultaires ainsi que l'emplacement des étoiles sur ce ruban mais il n'est nullement question de triangle pour la bonne et simple raison que ce motif géométrique ne figurait alors ni sur la penne ni sur le béret de l'ULB.

Une penne de 1951

La penne de Médecine présentée ici par le Poil Benoît Bacchus P.nc.n appartenanit à un étudiant baptisé en 1951. Elle nous montre un triangle rouge, couleur de la faculté, relativement petit, positionné sur le bord du calot et non au centre comme c'est le cas aujourd'hui.

Les lettres, brodées à la main, ont une forme proche de celle que nous connaissons aujourd'hui, ce qui nous laisse penser que l'étudiant a dû s'inspirer d'un modèle plus ancien, largement adopté (qu'il ait figuré sur des médailles ou dans des journaux estudiantins).

Nous avons déjà parlé d'une penne noire de Chimie, portée en 1951 voire un peu plus tôt. Sur cette dernière, le triangle est également réalisé à la main mais occupe bien la position centrale sur le calot encore en vigueur. Par contre, le triangle est brodé d'un fil rouge violacé et non d'un mauve franc, comme cela devrait être le cas pour la Chimie.

Ces deux témoignages - il nous en faudrait d'autres pour être plus catégorique - pourraient indiquer que ce n'est qu'à la toute fin des années 1940 ou qu'au tout début des années 1950 que le triangle fut introduit sur les couvre-chefs, sans que sa position ni sa couleur ne soient encore bien déterminées. Cette dernière étape de la codification de la penne doit encore être datée plus précisément.

Collection (et photos) Benoît Bacchus P.nc.n




lundi 30 septembre 2024

Le béret, à l'ULB et ailleurs

L'iconographie de l'Université libre de Bruxelles nous a habitué à la penne blanche, parfois noire (comme ce sera le cas après la Seconde guerre mondiale notamment en Chimie, à Solvay,  en Médecine.) 

Mais le béret en velours noir a également été porté à l'ULB comme dans d'autres universités, que ce soit à Gand, à Mons... On en trouve des traces avant la Première guerre mondiale et, au moins, jusqu'à la fin des années 1940.

Des Nébuleux à 1950

La plus ancienne trace de béret estudiantin bruxellois que nous ayons trouvée figure sur la photographie des Nébuleux jouant aux cartes. La photo n'est pas datée. Mais, si l'on en juge par les habits et par la forme des pennes, elle a sans doute été prise au plus tard vers 1900.

Le porteur de béret au second plan.
Le Cercle des Nébuleux pose avec son drapeau
reconnaissable à son croissant et à l'étoile.
La date 1886 est celle de la fondation du Cercle.

Sur ce cliché des années 1910, on voit nettement le béret noir tel qu'il fut porté à l'ULB, avec le ruban rouge et vert (couleurs de la ville de Bruxelles) où sont épinglés les étoiles.

Vers 1910.
Collection privée.

On retrouve encore le béret en Une du Bruxelles Universitaire, en décembre 1948. C'est l'une des dernières traces que nous ayons retrouvée. Le béret porte toujours le blason facultaire et les étoiles sur un ruban d'une seule couleur (celle de la faculté où étudie la Plume).


Origine

Ainsi que la presse estudiantine de l'époque le rapporte, les étudiants belges avaient de nombreux contacts avec leurs homologues français à la fin du XIXe siècle. C'est vraisemblablement lors d'une de ces rencontres (soit en France, soit en Belgique) que le béret a été adopté par les Bruxellois.

Le port du béret est lui-même introduit chez les étudiants de France en 1888. Cette année-là, de grandes fêtes sont organisées à Bologne pour célébrer les 800 ans de l'université de la ville, la plus ancienne d'Europe, en présence de délégations de nombreux pays. Les étudiants français, jaloux des apparats - casquettes, uniformes et chapeaux divers - de leurs confrères, choisissent le béret bolonais en velours noir comme signe distinctif. Ils le baptiseront du nom de faluche.

Le béret ayant été introduit en France en 1888, on peut raisonnablement penser que ce couvre-chef a été porté à l'ULB vers 1890 au plus tôt, le temps que ce couvre-chef se diffuse en France et soit importé chez nous. La photo des Nébuleux, où figure un étudiant en béret, devrait donc avoir été prise entre 1890 et 1900.

Le béret est toujours porté en France. Et en Suisse romande, où il côtoie la casquette au sein d'une même société d'étudiants, qu'il s'agisse de Belles-Lettres ou de l'Valdesia. Qui sait s'il ne reviendra pas au goût du jour en Belgique ?

Quelques bérets de l'ULB

Nous avions déjà publié des photos de bérets de l'ULB. En voici d'autres. Nous les devons toutes au vieux Poil Benoît Bacchus P.nc.n. Nous le remercions grandement.

Voici un béret de 1921, avec une photo de son porteur. On reconnaît le blason du cercle de médecine et le ruban aux couleurs de la Ville de Bruxelles.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Ce même étudiant portait également une penne, dont le ruban est aussi rouge et vert (couleurs de Bruxelles). Étonnamment, il n'y a qu'un insigne facultaire et non pas de blason alors que le béret (datant de la même époque) en disposait. Etait-ce par coquetterie ou par esprit pratique (selon la météo ou les activités) que ce Poil possédait deux couvre-chefs ? Mystère. Mais il n'est pas le seul dans ce cas.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

La photographie suivante est celle d'un béret de 1938, remis à une Plume de Sciences Politiques. Le modèle du blason a changé et le ruban est désormais à la couleur de la faculté dans laquelle l'étudiante est inscrite. Ces modifications font suite à la codification des couvre-chefs estudiantins en 1926.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Béret de Mons

Ce béret en velours noir du début des années 1920 est ceint d'un ruban rouge et blanc, couleurs de la Ville de Mons. L'insigne facultaire est épinglé à l'avant du couvre-chef. Les étoiles ponctuent le ruban mais le maintiennent également en place.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Bérets de Gand

Ce sont maintenant deux bérets de Gand, que nous vous présentons. L'un et l'autre se ressemblent étrangement.

Leur datation est difficile à estimer. Le premier béret gantois date peut-être d'avant la Première guerre mondiale et le second d'après celle-ci. Néanmoins leurs nombreuses similitudes laissent planer le doute. 

Sur les deux bérets, une tête de mort y a été épinglée comme un insigne facultaire. Mais comme les rubans facultaires semblent différer (le premier béret porte un ruban noir et le second un ruban mauve), cette tête de mort a peut-être été attribuée par une confrérie ou lors d'une guindaille.

L'écusson jaune et bleu cousu sur les deux bérets fait sans doute écho aux couleurs de Flandre Occidentale.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Le velours noir du second a été moins insolé.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

Ici aussi, nous disposons également d'une penne pour l'étudiant porteur de ce second béret gantois. On y reconnaît le même ruban jaune et noir et la même Minerve.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n

 Bérets de Belles-Lettres, en Suisse

Les étudiants et anciens de Belles-Lettres (à Lausanne, Genève ou Neuchâtel) porte des bérets verts et des casquettes vertes, de la couleur dominante de leur Société. Un monogramme (parfois appelé Zirkel) rouge y est brodé.


samedi 8 juillet 2023

Quelques médailles facultaires

Cette jolie série de médailles facultaires, présentée ici par le Poil Benoît Bacchus P.nc.n, a été réalisée en émail à chaud dans les années 1920.

Elle date vraisemblablement de l'époque de la codification de la penne en 1926. Cette année-là, l'on décide que le blason de la faculté où le Poil ou la Plume suit ses études sera brodé ou épinglé sur son couvre-chef. Une bande de couleur associée à chaque faculté fera désormais le tour du couvre-chef et remplacera le ruban vert et rouge (identique pour chacun), qui rappelait les couleurs de la Ville de Bruxelles.

C'est sans aucun doute pour garder le souvenir de les couleurs de l'ancien ruban que les épinglettes sont rouges et vertes.

Si le trio de médailles photographiées appartiennent aux cercles de Droit, de Médecine et de Sciences sociales, chaque faculté disposait manifestement de son insigne.

Collection Benoît Bacchus P.nc.n.

On connaît également de telles épinglettes pour le Cercle de Philo et Lettres et le Cercle Solvay, lequel remit la sienne à Manneken Pis lors de la Saint-Vé de 1930.


Collection En Bordeaux et Bleu.

mardi 11 juillet 2017

La Saint-Vé 1930 : des chars et un premier Grand Cordon pour Manneken Pis

On ne désespère pas de retrouver des photos de la Saint-Verhaegen 1930. Décrite avec une plume enjouée dans le Bruxelles Universitaire de décembre 1930, l'ambiance des festivités semble y avoir été excellente : on distilla (comprenez "on emprunta") des ampoules dans les trams après y avoir chanté quelques titres du répertoire estudiantin et on distilla des Anciens (lisez "on se fit offrir à boire").

Mais ce sont surtout les cérémonies et le Cortège qui retiennent notre attention : Manneken Pis, le plus vieux Poil, y fut en effet décoré du Grand Cordon des Chevaliers de l'Ordre Mercurique (voir ci-dessous), le char de Médecine mettait en scène la constipation à travers les âges, tandis que celui de Solvay présentait les rois fainéants et celui de Polytech un Diogène dans son tonneau. Le tout précédé de cavaliers et d'une fanfare.








Grand Cordon

Le Grand Cordon, symbole des "Chevaliers de l'Ordre Mercurique", tel qu'il fut remis en 1930, est composé d'un ruban blanc porté en sautoir, croisé sur le torse. Un ruban orange est cousu par-dessus. Enfin, sur la partie inférieure du sautoir, trois étoiles à six branches - placées en triangle sur pointe - encadrent le blason (émaillé) qu'on retrouve sur les pennes du Cercle Solvay.

Cette décoration est, à notre connaissance, le premier "vlek" à avoir été décerné officiellement par un cercle estudiantin de l'ULB.

Ce document provient du Service Archives,
Patrimoine et Collections spéciales de l'ULB.

50 avenue Franklin Roosevelt

1050 Bruxelles

Photo transmise par le Camarade Pierre Jossart.



Et le voici ensuite tel qu'il était encore conservé par la Ville de Bruxelles... jusqu'à son vol...

 
Photographie de la Garde-Robe de Manneken Pis.

Voici très vraisemblablement un exemplaire de la médaille, placée entre trois étoiles, accrochée au ruban remis à Manneken Pis.

Cette médaille a sans doute été frappée après la codification de la penne en 1926. Cette année-là, l'Association générale des étudiants décide en effet de fixer la couleur des rubans facultaires et le dessin des blasons. Ces blasons sont alors cousus ou épinglés à la penne.

Dans le cas qui nous occupe, nous ne connaissons qu'un seul exemplaire de la médaille facultaire de Solvay, que nous présentons ci-dessous. Il existe néanmoins une médaille similaire frappée pour le Cercle de Philosophie et Lettres, avec un soleil. Les branches de ces médailles étaient trop épaisses pour que ces dernières soient épinglées au revers d'un veston. Il s'agit donc sans doute des médailles accrochées (déinfitivement) aux pennes.

Collection En Bordeaux et Bleu.

Si quelqu'un a plus d'information sur cette décoration, qu'il n'hésite pas à se manifester...

samedi 4 février 2017

Diplôme de Médecine de 1955

Ce diplôme a été remis en 1955 par le Cercle de Médecine à Jean-Pol Spinette, Vice-Roi des Bleus, reçu avec Distinction. Il a été signé par l'Ordonnateur principal, les Exécuteurs et le Greffier. Parmi les noms, on retrouve ceux de Jean Sas (futur président du CM en 1957) et de Jacques Noterman (Commissaire aux fêtes en 1955), ainsi que nous le signale le Poil Pierre Jossart.

Le dessin qui accompagne le diplôme fourmille de détails. Nous épinglerons en particulier - dans le coin inférieur droit - l'injecteur et le clysopompe (avec son boc et son tuyau), destinés à effrayer le Bleu, qui s'attend à recevoir un lavement lors de la cérémonie baptismale. Ainsi que le martinet (fouet d'une douzaine de lanières) à la ceinture du comitard qui tient la hallebarde.





Collection privée, En Bordeaux et Bleu.

lundi 8 août 2016

Résistance : Passelecq et Thonon, étudiants wallons. Et la Maison des Carabins "Valère Passelecq"

Après la Seconde Guerre mondiale, le Cercle wallon de l'ULB et la Fédération des cercles régionaux wallons rendit hommage, chaque année, en juin, à Valère Passelecq et à Robert Thonon, deux résistants issus de leurs rangs "en raison du courage et du patriotisme dont avaient fait preuve ces anciens". La mère de Passelecq offrira d'ailleurs régulièrement un verre de l'amitié lors de cette cérémonie.

Louis Bastien, président de la Fédération des cercles wallons de l'ULB en 1956, nous a transmis deux clichés de l'hommage à Passelecq et Thonon pris vers 1955. Mais nous ne savons pas quand cette cérémonie annuelle a été lancée ni quand elle a été mise en sommeil.

Valère Passelecq

Valère Passelecq, né à Ixelles le 22embre actif du Cercle des étudiants wallons de l'ULB.

Lors de l'invasion allemande en mai 1940, il participe à la campagne des 18 jours. Refusant d'abandonner la lutte, il s'engage dans la Résistance. Il passe en Angleterre où il acquiert le grade de lieutenant parachutiste. Il est alors parachuté en Belgique le 28 février 1942.

Il rencontre Robert Thonon, camarade de Cercle, dont il partagera le combat puis la captivité à la suite d'une trahison. Il est décapité le 7 juin 1944 à Wolfenbüttel.

Une plaque apposée à la façade de son domicile au numéro 71 de la Rue Mercelis à Ixelles rappelle l'essentiel de ces faits.

Document transmis par Louis Bastien.
Taille originale 8,5cm x 5,5cm.


Hommage à Valère Passelecq, non daté, vers 1955,
avec les drapeaux du Cercle des étudiants wallons
et de la Fédération des cercles régionaux wallons.

Robert Thonon

Robert Thonon, né à Ixelles le 2 juin 1919, fut secrétaire du Cercle des étudiants wallons de l'ULB (1938-1939), puis secrétaire général de la même association.

Dès les débuts de la guerre, il entre dans la Résistance, dans le réseau Wallonie libre. Il héberge des clandestins et aménage des dépôts d'armes. Il rencontre Valère Passelecq, parachuté de Londres. Vendu par un traître en juillet 1942, il est emprisonné à Saint-Gilles et est décapité à la hache à Wolfenbüttel, le 7 juin 1944, avec son compagnon d'armes.

Une plaque, apposée sur son domicile (non situé), rappelle également le combat de cet Ancien.


Document transmis par Louis Bastien.
Taille originale 8,5cm x 5,5cm.


Hommage à Robert Thonon, non daté, années 1955,
avec les drapeaux du Cercle des étudiants wallons
et de la Fédération des cercles régionaux wallons.

Au centre, René de Falleur (chauve),
président de la Fédération des cercles régionaux wallons de 1950 à 1955.

Le Cercle wallon : francophone virulent, résistant et fédéraliste

Après s'être virulemment opposé en 1898 à la loi égalitaire Coremans-De Vriendt qui dispose que les lois seront votées et publiées en français et néerlandais, après avoir contesté en 1907 la flamandisation - légitime - de l'Université de Gand, le Cercle wallon tombe en léthargie.

Il se réveille en 1933. Le Cercle recommande le port de la faluche et se choisit le coq rouge comme insigne. A cette époque, l'opinion estudiantine est fortement sensibilisée à la cause de l'Espagne antifasciste et le Cercle rejoint ce mouvement. Il poursuit parallèlement son combat francophone : il adhère à l'importante Concentration wallonne (d'abord régionaliste puis fédéraliste) et participe à partir de 1937 aux pèlerinages à Waterloo.

À partir de 1939 les Etudiants wallons de l'ULB - qui comptent alors pas moins de 400 membres - manifestent contre la politique de neutralité, notamment en distribuant des tracts à la population. Le Cercle met sur pied en 1940 un Centre universitaire d'aide à la Croix-Rouge française et aux étudiants de France, administré par Valère Passelecq.

Lors de l'entrée en guerre de la Belgique, le Cercle s'engage dans la Résistance et le Groupe Hotton (fondé en 1940 par plusieurs étudiants et anciens de l'ULB, dont de nombreux wallons). Plusieurs membres le payent de leur vie.

À la Libération, le Cercle connaît un regain d'activité : il polémique avec les étudiants néerlandophones de Geen Taal, geen Vrijheid de l'ULB au sujet du dédoublement linguistique des cours - pourtant plus que justifié - et intervient lors de la Question royale (le retour en Belgique de Léopold III, à qui l'on reprochait entre autres d'avoir capitulé en mai 1940).

Le Cercle fera ensuite partie du Comité permanent du Congrès national wallon et se rallie au fédéralisme. Il entre alors en conflit avec la Fédération des cercles régionaux de l'ULB qui sera promise à un bel avenir tandis que le Cercle vit ses derniers moments d'existence.

La Maison Valère Passelecq pour les Carabins

Pierre J.ss.rt, Ancien de Médecine, nous signale également que de 1952 à 1959 (au moins), le Cercle de Médecine disposa d'une Maison des Carabins appelée Maison Valère Passelecq.

On peut ainsi lire dans l'Universitaire Médical de 1952 : "une Dame qui a déjà fait beaucoup pour les étudiants de l'U.L.B. (elle a ouvert à La Panne sa villa à tous ceux qui souhaitent y passer leurs vacances...), Madame Vve Passelecq a décidé de faire plus encore. Possédant une maison à deux pas de la Porte de Hal (rue de Moscou), elle a décidé de nous céder la jouissance du rez-de-chaussée pour y ouvrir ce local tant attendu."

Le C.M. nommera son local Maison Valère Passelecq, une autre façon de rendre hommage à cet Ancien.
Extrait de l'Universitaire Médical, 1952.
Document transmis par Pierre J.ss.rt.


Ce document provient
du Service Archives, Patrimoine et Collections spéciales de l'ULB.

50 avenue Franklin Roosevelt à 1050 Bruxelles.

Le Bruxelles Universitaire du 13 avril 1953 livre quelques précisions sur la Maison des Carabins mais - étonnamment - ne présente pas le rôle joué par Valère Passelecq pendant la guerre. On y apprend par contre que la Maison fut décoré par Jean Dratz et qu'un vitrail fut offert par le Grand Orient. Que sont devenus ces trésors ?




Extrait du Bruxelles Universitaire, 13 avril 1953.

Ce document provient
du Service Archives, Patrimoine et Collections spéciales de l'ULB.

50 avenue Franklin Roosevelt à 1050 Bruxelles.
 
Sources :
Reprises d'articles de l'Encyclopédie Wikipédia.
Chantal Kesteloot, Au nom de la Wallonie et de Bruxelles français : les origines du FDF, pp.114-115.
Encyclopédie du Mouvement wallon, Tome I (pp. 239–240) et Tome III (pp.1239 et 1532).
La Wallonie nouvelle 1940, numéro 1-2
Le livre d'or de la Résistance belge, publié par le Ministère de la Défense nationale, Bruxelles, p. 385
Universitaire Médical, 1952
http://www.cegesoma.be

jeudi 10 avril 2014

La réforme de l'AG de 1901

Edit: La première version de cette chronique datait la réforme de mars 1902 mais il s'agit bien de mars 1901. En effet, l'Almanach de l'Université de Gand (qui paraissait en début d'année civile) retrace les événements de l'année écoulée, donc celui de 1902 concerne bien 1901.

En 1902, l'Almanach de l'Université de Gand présente la réforme et le développement importants que vient de vivre l'Association générale en mars 1901, sous l'impulsion de son président Albert Devèze (l'homme-orchestre des importantes festivités données à l'occasion du cinquième anniversaire de l'AG).

Albert Devèze  obtient la fusion des Cercles facultaires avec l'AG. Ceux-ci en deviennent dès lors des Sections, sauf en Polytech où le Cercle poursuit parallèlement ses activités.

L'AG vivra une nouvelle réforme en 1926. A cette époque, chacun pouvait s'exprimer lors des assemblées générales de l'Association. Quelques Camarades entreprirent de rénover l'AG : ils décidèrent qu'à l'avenir seuls les présidents de Cercle (secondés par leur secrétaire) s'exprimeraient au nom de leur groupement et seuls ces présidents auraient le droit de vote.

Albert Devèze, dans l'Almanach de l'Université de Gand, 1902.
Albert Devèze deviendra, entre autres choses, ministre de la Défense
(en 1920-1923, 1932-1936 et 1949-1950) 
Document transmis par le vieux Poil Jan v.n d. V.l.


L'Association générale

L’A.G, a subi une complète transformation, depuis le mois de mars dernier, par suite de sa réorganisation, dont le camarade président, A. Devèze, fut le promoteur. Il conçut la grande idée de fusionner l’Association, qui jusqu’alors comportait 150 membres, avec les Cercles de Facultés, devenus ainsi Sections de l’A.G. Le nombre de ses membres actifs a été porté à 450. Elle compte en outre de nombreux membres fondateurs et honoraires. Une seule cotisation de 5 francs est payée par l’étudiant, 3 francs sont retenus pour l’Association et 2 francs sont laissés à la Section. Tous ceux qui s’inscrivent comme membres de l’A.G. sont par le fait même, membres de la Section de leur Faculté et jouissent par conséquent d’avantages doubles.

Depuis sa réorganisation, l’A.G. a fait preuve d’une activité incessante : le 24 mai, elle donnait une fête intime, dont le succès dépassa toutes les espérances, en l’honneur de Madame Sarah Bernhardt, qui avait consenti à venir passer quelques heures au milieu des étudiants.

Mais ce qui préoccupait surtout le nouveau Comité, c’était les Fêtes de novembre, destinées à célébrer le Ve anniversaire de l’Association en même temps que sa fusion avec les Cercles facultaires.

Grâce à l’appui de l’Union des Anciens Étudiants, de MM.Van Drunen, recteur, Lepage, échevin de l'Instruction publique et de nombreux professeurs, ces festivités ont brillamment réussi. Elles laisseront d’ineffaçables souvenirs dans la mémoire de tous ceux qui y ont participé. En soutenant nos efforts, l’Université et la Ville ont prouvé qu’elles nous reconnaissent comme les véritables représentants du corps estudiantin. Elles n’ont pas regretté les faveurs accordées. Ce qui le prouve, ce sont les félicitations adressées par M M. les Recteur et Pro-recteur au camarade Devèze, pour la façon digne dont « la jeunesse de l’Association Générale a manifesté son amour pour la Liberté, pour la Tolérance et pour la Patrie.» Les étudiants, eux aussi ont compris que l’A.G. prend à cœur la réalisation des buts qu’elle s’est proposés : de nombreuses adhésions parviennent constamment, aux séances s’assistent au minimum cent membres, alors que précédemment on en comptait tout au plus vingt ou trente.

Le plan d’activité de l’année comporte de nombreuses assemblées, fêtes intimes, représentations théâtrales, conférences données par des professeurs et des étudiants. L’Association prendra en outre une part active aux Fêtes données dans quelques mois par l’Université à l'occasion de l’inauguration de l’Institut de Sociologie.

Il est à espérer que l’A.G. continuera dans la bonne voie qu’elle s’est tracée, et deviendra ainsi de plus en plus puissante de manière à pouvoir toujours défendre à l’Université et au dehors le principe du Libre-examen, si cher, à tous ceux qui ne sont pas entrés dans la Maison de Verhaegen avec l’intention de la détruire.


 [Fernand Marzorati] 

Composition du Bureau : 

Président : Albert Devèze (droit) ; 
Vice-Présidents : G. Hicguet (médecine) E. Poiry (droit)
Secrétaire-général : G. Marzorati (médecine)
Secrétaires-adjoints : Lutens (polytechnique) et Winteroy (sciences)
Trésorier-général : G. Raeymaekers (sciences)
Trésorier-adjoint : A. Bonnichon (médecine)
Porte-drapeaux: Navarre (médecine) et Detry (médecine)
SECTION DE DROIT
Les étudiants en droit de l’U.L. sont enfin parvenus à se grouper grâce à la réorganisation de l’A.G. Ils comprennent maintenant (mieux vaut tard que jamais !) qu’il est de toute nécessité pour eux d’avoir un cercle qui s’occupe de leurs intérêts et c’est pourquoi ils s’y inscrivent en grand nombre. Cette section a surtout pour but, d’organiser des causeries, de former en quelque sorte une école d’orateurs où viendront tour à tour s’exercer nos futurs « maîtres ». 

Elle grandira, notre Section, et le nom seul de ses fondateurs et premiers organisateurs en est une garantie. Quand nous aurons dit que l’indispensable Emile Laude (dit Millaud, dit Attax) en est président, nous aurons fait présager l’avenir qui lui est réservé.

Le comité, fort bien complété se compose en outre de Fritz Defays, vice-président ; Florent Jaspar, secrétaire et Meysman, trésorier.


SECTION DE POLYTECHNIQUE

Tout aussi neuve que la précédente, elle est en bonne voie de prospérité. Parallèle au Cercle Polytechnique sans qu’aucune rivalité les sépare.

La Section veut surtout grouper les étudiants de la faculté et elle y réussit très bien en ce moment, de plus, sa mission principale, c’est de défendre envers et contre tous, avec l’appui de l’A.G. bien entendu, les intérêts des « Polytechniciens ». 

Voici le comité pour 1901-1902 : Dumont, président ; Verheven, vice-président ; Dejaer, secrétaire ; Duwaerts, trésorier ; Timmermans, secrétaire-adjoint ; Stern et Reyers, commissaires.


SECTION DE MEDECINE

Remplace, continue et prolonge l’ancienne et florissante « Association des Étudiants en Médecine». On dirait qu’à l’heure actuelle, nos carabins se réveillent et qu’ils veulent se rattacher plus encore que jadis à la vie universitaire générale. Beaucoup de monde aux assemblées. Les conférences que les professeurs y donnent sont très suivies.

Le comité pour l’année académique présente, comprend des vaillants et des courageux tels que Langelez Albert, président ; Navarre Jules et Duvivier Jules, vice-présidents ; François Maurice, secrétaire-général ; Coclet Sylva, secrétaire-adjoint ; Ponceau Henri, trésorier ; Blanquaert Etienne, Cantineau Gaston et Renaux Emile, commissaires.


SECTION DE PHILOSOPHIE

Autrefois « Cercle de philosophie », constitue un petit club intime où l’on s'amuse, l’on cause, l’on conférencie ; on est là chez soi ; pas de cérémonie, rien d’officiel ; vraiment l’esprit estudiantin, quoi ! Cette Section tient ses réunions tous les jeudis au « Diable- au-Corps ». Elle donne quelquefois de petites fêtes artistiques et littéraires très goûtées parmi les étudiants !

Les « Basochiens » comme on les appelle, ont bien choisi leur comité cette année : les camarades Fauconnier Pierre, Lepage Léon, Denis Georges, Mangin Henri, Cuvelier Fernand, Goffin Maurice et Limbourg occupent respectivement les places de président, vice-président, bonisseur, secrétaire, secrétaire-adjoint, trésorier et commissaire.

SECTION DES SCIENCES

Le « Cercle des Sciences », qui fit florès avec la nouvelle A.G., prit le nom de « Section des Sciences». Tout aussi florissant que l’an dernier. D’ailleurs, ce cinquième de l’A. G. est très bien dirigé par son comité actuel qui se compose de Raeymaeckers Franz, président ; Bonnichon André, 1er vice-président ; Deville Jules, 2e vice-président ; Lebrun Maurice, 1er secrétaire ; Beguin Georges, secrétaire-adjoint ; Jorissen Germain, trésorier ; Van Erps, porte-drapeau ; Salembier et Henricot, commissaires.


En terminant cet « aspect général sur les Sections de l’A.G. disons qu’elles ont toutes en tête de leurs statuts « le libre examen ».

mercredi 5 février 2014

Quelques Poils

En janvier 1929, Bruxelles Universitaire présente une galerie de Poils, brossée/brossés (entourez la bonne réponse) par un certain Guy.

Le polytech trimballe ses plans. Et le carabin promène son inévitable injecteur à clystère et ses ossements. Ce sont d'ailleurs les seuls à trimer. Car en Droit on tape la baballe entre deux bouquins tandis qu'à Solvay on traverse la vie la bouteille à la main.

Les esprits chagrins - et les Solvaysiens les premiers - diront qu'il n'y a pas loin du coup de crayon ou coup d'estoc.