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lundi 27 août 2012

La Saint-Verhaegen 1926

Le programme de la Saint-Verhaegen 1926, publié le 15 novembre par le Bruxelles Universitaire, s'annonçait bien rempli... Un exploit en soi car les problèmes internes de l'Association générale en avaient menacé l'organisation.

C'est dans le programme de cette Saint-Vé que le mot "distillation" (terme d'argot poilique) fait sa première apparition dans la presse estudiantine. "Distiller" signifie alors se faire offrir des bières par le Bourgeois ou lui soutirer l'argent qui permettra de se payer les fameux demis. Ce sens évoluera un peu, nous y reviendrons.


Bruxelles Universitaire du 15 novembre 1926.
Ce document provient
du Service Archives, Patrimoine et Collections spéciales de l'ULB.

50 avenue Franklin Roosevelt à 1050 Bruxelles.
Si l'on en croit le compte-rendu publié dans le B.U. de décembre 1926, la Saint-Vé fut à la hauteur du programme. Et, même, le dépassa : un mannequin de Bourgeois fut notamment conduit à la Maison des Etudiants (qui occupait le bâtiment central du parc d'Egmont), puis fut promené en fiacre à travers Bruxelles avant d'être brûlé place de Brouckère.

Pour ce qui est de l'argot poilique, c'est dans cette chronique que le terme "manchaballe" (qui désigne les étudiants qui bûchent à l'excès) est imprimé pour la première fois dans un journal étudiant.

Voici donc ce qu'on pouvait lire sous le titre "La Saint-Verhaegen" :





Bruxelles Universitaire du 15 novembre 1926.
Ce document provient
du Service Archives, Patrimoine et Collections spéciales de l'ULB.

50 avenue Franklin Roosevelt à 1050 Bruxelles.



A l'époque où l'ULB se trouvait rue des Sols,
la Maison des Etudiants occupait l'orangerie du Parc d'Egmont.
Ironie, ce bâtiment est aujourd'hui un lieu de détente de la bourgeoisie.

mardi 3 janvier 2012

Chronique de l'Opossum

Opossum : ce terme de l'argot poilique ne désigne pas l'affreuse bestiole bien connue des biologistes mais le Bourgeois sympathique ou cet objet inutile (et pourtant combien précieux) que l'étudiant croise et "emprunte" au cours de ses vadrouilles nocturnes.

Publié dans le Bruxelles universitaire du 25 janvier 1946, cet article - dont on ne comprend toujours pas pourquoi il ne figure pas dans l' Encyclopedia Britannica - fait le point sur cette créature protéiforme et rend l'hommage dû à ses valeureux chasseurs.

Triboulet, l'auteur de cette irremplaçable étude exerce non pas le dur métier de professeur mais de personnage de Rabelais. Quant aux "docteurs" Soeur et Tainsy, mentionnés dans le chapeau, il s'agit de deux éminents... membres du Cercle des Sciences.